Studios sous les toits, appartements anciens chauffés à l’électricité, immeubles d’avant-guerre peu isolés : à Paris, de nombreux logements affichent une étiquette énergétique F ou G. Si c’est le cas du vôtre, bonne nouvelle : vous pouvez tout à fait le vendre. Mais les règles ont évolué, et elles influencent à la fois les documents à fournir, le profil des acheteurs et le prix.
Peut-on vendre un logement classé F ou G ?
Oui. Aucune règle n’interdit la vente d’une passoire thermique. Les restrictions issues de la loi Climat et Résilience portent sur la location :
- les logements classés G ne peuvent plus faire l’objet d’un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025 ;
- les logements classés F seront concernés à partir de 2028, puis les E en 2034 ;
- les loyers des logements F et G sont gelés depuis 2022.
Conséquence directe : une partie des investisseurs locatifs se détourne de ces biens. Votre acheteur sera plus souvent un futur occupant, prêt à engager des travaux, qui intégrera leur coût dans son offre.
L’audit énergétique est-il obligatoire pour votre appartement ?
C’est une question que se posent beaucoup de vendeurs parisiens. L’audit énergétique réglementaire est obligatoire pour la vente des maisons et des immeubles en monopropriété classés F ou G (depuis le 1er avril 2023) et E (depuis 2025).
En revanche, les appartements situés en copropriété ne sont pas concernés. Pour la grande majorité des ventes parisiennes, le DPE du logement suffit donc dans le dossier de diagnostics.
DPE 2026 : votre étiquette a peut-être changé
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient utilisé pour convertir la consommation d’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Concrètement, les logements chauffés à l’électricité, très nombreux à Paris, obtiennent mécaniquement une meilleure note, sans aucun travaux. Selon les estimations publiques, environ 850 000 logements en France sortent ainsi du statut de passoire thermique.
Si votre DPE a été réalisé avant 2026 et que votre appartement est chauffé à l’électricité, vérifiez votre situation sur l’observatoire DPE de l’ADEME : une attestation tenant compte du nouveau calcul peut être obtenue gratuitement. Passer de G à F, ou de F à E, change sensiblement la perception des acheteurs.
Quel impact sur le prix de vente ?
Une mauvaise étiquette énergétique entraîne en général une décote, mais il n’existe pas de pourcentage universel. Elle dépend du quartier, de la surface, de l’état général du bien et surtout du coût réel des travaux nécessaires pour gagner une ou deux classes. C’est ce coût, chiffré, qui sert de base à la négociation.
Un vendeur qui arrive avec des informations précises a donc tout intérêt à les présenter dès les premières visites, plutôt que de laisser l’acheteur supposer le pire.
Nos conseils pour bien vendre un bien énergivore à Paris
- Vérifiez et actualisez votre DPE, en particulier si votre logement est chauffé à l’électricité.
- Faites chiffrer les travaux d’amélioration (isolation, fenêtres, chauffage, ventilation) : des devis rassurent les acheteurs et cadrent la négociation.
- Rassemblez les informations de la copropriété : DPE collectif, plan pluriannuel de travaux, travaux votés. Une copropriété qui a engagé sa rénovation est un argument de vente.
- Fixez un prix juste dès le départ : un bien énergivore surévalué attire peu de visites et finit souvent par se vendre en dessous de sa valeur.
- Valorisez les atouts réels du bien : emplacement, volumes, cachet de l’ancien, potentiel après travaux.
Vous vendez un appartement F ou G à Paris ?
Nous vous aidons à positionner le bon prix en tenant compte de l’étiquette énergétique et du coût des travaux, puis à présenter votre bien de façon transparente aux bons acquéreurs. Faire estimer mon bien ou découvrir notre accompagnement à la vente.
